Ténèbres 2018: le sommaire!

Pour son 20è anniversaire, L’anthologie Ténèbres s’offre 400 pages de frissons!

J’y signe une nouvelle intitulée « Auto… Stop », un récit inspiré de faits réels.

« Il pleuvait, il faisait nuit. Mais même s’ils semblaient sympathiques et mignons, prendre ces deux garçons en stop n’était pas une si bonne idée… »

Et voici le programme!

NOUVELLES AU SOMMAIRE DE TÉNÈBRES 2018

  • De fille en aiguille par Dola Rosselet
  • Custer et les vampires par Boris & François Darnaudet
  • D357 par Sophie Guizani
  • Le smartphone de Bouddha par Claude Mamier
  • Hans par Antoine Scala
  • Collage par Jay Caselberg (Traduction : Sabine Sur)
  • Le rêve du botaniste par Pascal Malosse
  • La bande à Lazare par Stéphane Mouret 
  • La marche du temps par Stéphanie Lamache
  • Divine laideur par Serena Gentilhomme
  • Le son porte loin dans le veld par Gustavo Bondoni (Traduction : Céline Le Vu)
  • Retour au foyer par Angela Slatter (Traduction : Audrey Favre)
  • Pour un brin de muguet par Sophie Guizani
  • Petite fille par Laurent Gautier-Le Goff
  • Sur la bonne voie par Mike Jansen (Traduction : Mathieu Prioux)
  • Sales gosses par Simon Boutreux
  • Souvenirs au bord du lac par Michael Haynes (Traduction : Anne Escaffit)
  • Les affres de la création par Stéphanie Lepage
  • Le roi des rats par Joshua Chaplinsky (Traduction : Michèle Zachayus)
  • Destins foudroyés par David Miserque
  • L’envol par Dean Venetza
  • Docteur Manchot par Guillaume Vaumartin
  • Le pantin par Jérémie Vidal
  • Calvaire par Steve Martins
  • L’absence par Marie Latour
  • La recette du bonheur par Erwan Bargain
  • Auto… Stop par Marlène Charine
  • Un sténopé de lumière par Julie C. Day (Traduction : Anne Escaffit

Tenebres2018

Petit retour en arrière

Sur ma première nouvelle publiée: « Le club des montagnards pâtissiers cynophiles ».

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Ce texte a une place toute particulière dans mon coeur. Premier texte sélectionné pour une anthologie (chez Malpertuis, excusez du peu), premiers pas dans le fantastique. Une histoire toute en tendresse et en douceur, malgré la thématique abordée, des personnages attachants et un titre… qui reste dans les mémoires! 😉

 

Un petit passage, au début de cette drôle d’histoire…

Thomas veut en finir avec la vie. Installé sur la rambarde d’un pont, il attend le moment parfait. C’est là qu’il va faire une drôle de rencontre…

« — Excusez-moi. Vous me laissez une petite place ?

Je me retourne, surpris, et manque de basculer dans le vide. Je me retiens de justesse et découvre un homme d’une trentaine d’années, cheveux roux en désordre et visage constellé de taches de son, accroupi sur la rambarde. Son manteau de pluie démodé claque au vent et il me sourit comme s’il venait de m’aborder lors d’une garden-party. Et flûte. J’ai attendu de longs jours avant de me décider, j’ai choisi l’endroit, la date et l’heure, même la météo était en accord… et voilà qu’un inconnu perturbe la mise en scène parfaite de mon suicide.

— Qu’est-ce que vous foutez ici ? dis-je sans dissimuler mon irritation. Vous voulez m’empêcher de sauter, c’est ça ?

— Oh, non, loin de là. En fait, je viens pour la même chose que vous. Vous me laissez m’asseoir ?

Son ton léger me surprend tellement que je m’écarte un peu. Il bondit à pieds joints sur mon banc improvisé, vacille, se rattrape d’une main.

— Pfiou ! On n’a plus vingt ans ! lâche-t-il en riant. »

 

Et l’avis d’un lecteur sur Babelio:

« S’il ne fallait qu’une seule raison de lire ce livre (et il y’en a 22 autres), ce serait pour découvrir la nouvelle de Marlène CHARINE, intitulée « Le club des montagnards pâtissiers cynophiles ».
Quand dès le point final on s’empresse de rechercher sur internet ce qu’un auteur a pu écrire d’autre afin d’y goûter encore, c’est que son style et sa pensée ont marqué ! Que dire de l’histoire ? Il s’agit d’une rencontre entre 3 personnes qu’un seul point commun rapproche : les tentatives de suicide. Bon, dit comme ça, ça a l’air glauque, mais pas du tout. c’est même un texte très amusant à lire, plein de toutes ces petites choses qui font la vie, la gourmandise, l’insouciance des animaux, et les histoires passées qui empiètent sur le présent… »

Joli mois de mai…

J’aime bien le mois de mai. Déjà parce que c’est le printemps, et que le printemps, c’est ma saison préférée. Mais pas seulement!

Le mois de mai est aussi synonyme de Festival des Imaginales. Cette année, je ne m’y rendrai plus en tant que simple visiteuse, mais pour la première fois et très officiellement en tant qu’auteure.

Les éditions NL et Walrus tiendront un stand plein d’auteurs extras!

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Et tout ça l’année où la Suisse, mon joli pays, est l’invité du festival. Timing parfait!

Qui dit mai et Imaginales dit aussi sortie de l’anthologie Malpertuis… J’ai aussi le grand plaisir de figurer à nouveau dans leur sélection avec « Sous la peau », un texte qui change de ma contribution de l’année dernière. Pour faire une analogie culinaire, disons qu’on est passés de la tarte aux pommes au tartare de boeuf…

Malpertuis VIII

 

La couverture de ce 8è opus, signée Bruno Bellamy, est vraiment plus que sympa!

Je n’ai pas encore le sommaire complet, mais ça ne devrait plus tarder.

 

 

Et enfin, durant le mois de mai, ça bouge beaucoup point de vue nouvelles. Aujourd’hui, par exemple, les éditions Realities ont divulgué le sommaire de leur anthologie Realities 2. J’y signe « Five o’clock tea » un huis clos à la politesse très british, que vous accompagnerez au mieux d’une tasse de thé (avec ou sans nuage de lait). Hâte de lire les récits de mes compagnons de sommaire!

Paradoxes temporels

Tiens, parlons un peu du temps qui passe…

Non, je n’ai toujours pas reçu mes xx exemplaires du Projet Alice. Ça fait 3 loooongues semaines que j’ai passé commande, mais je gère ça très bien. Si, si.

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L’attente. Je crois que c’est le pire (en tout cas pour moi, impatiente diplômée) dans cette existence parallèle d’auteure. On attend toujours quelque chose, une réponse d’anthologiste, un fichier à corriger, un retour de lecteur (ou encore paquet plein de livres). Et avec plusieurs nouvelles en cours de dissection, je cumule les angoisses. Pire: j’en ai rajouté une large couche en soumettant officiellement ce matin mon manuscrit finalisé de Tombent les anges à mon éditeur. Au moins, le connaissant, je sais qu’il ne me fera pas mariner trop longtemps avant de me livrer son verdict.

Heureusement, de douces nouvelles viennent régulièrement m’offrir une bouffée d’euphorie salvatrice. La dernière date d’une heure à peine et provient de la revue Gandahar, qui a sélectionné ma dernière nouvelle en date, Effet papillon, pour son appel à textes sur le thème des « Paradoxes temporels ». Ecrire sur ce sujet représentait un véritable challenge pour moi. Il n’y a pas plus casse-gueule que les paradoxes temporels! Je l’ai attaqué de manière latérale, une approche qui s’est révélée gagnante. Mon texte est sombre, par moments désespéré, mais avec une petite touche de tendresse. Je suis vraiment contente de le voir retenu, et de pouvoir figurer une nouvelle fois au sommaire d’un numéro de Gandahar.

 

Vous prendrez bien un peu de rêve?

Avec la couverture de l’anthologie « Entre rêve et irréalité », aux éditions Arkuiris, dont la sortie est prévue début juin.

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Une antho qui promet d’être pleine de bonnes choses, avec 26 auteurs au sommaire! J’y signe une nouvelle intitulée « Le chant des fées », ou quand une compagne imaginaire devient trop envahissante pour être irréelle… Toutes les infos à propos de ce recueil sur le site d’Arkuiris.

 

À part ça, j’attends toujours la visite du gentil facteur (pas tout à fait comme ces deux-là, même presque) qui devrait m’apporter ma commande de Projet Alice

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Et j’avance lentement mais sûrement dans les corrections de Tombent les anges. 50% de bouclé, à la louche. Le tout avec mon stylo hello kitty multicolore, outil hautement indispensable à la correction de manuscrits.

 

Ah, et tiens, issus de mes dernières lectures, voici un petit retour des titres francophones:

* Sous surveillance, de Dorothée Lizon, éditions les nouveaux auteurs (en numérique):

Thriller estampillé comme coup de coeur de Franck Thilliez, j’étais sûre de ne pas être déçue. Ce fût en effet un très bon moment de lecture. Une belle plume, efficace, une intrigue aux détours surprenants. Pour chercher la petite bête, je dirais qu’il m’a manqué une part d’empathie avec Valène, le personnage principal, que j’ai trouvé trop froide.

* Le mirage de Gemma – Eden T1, de Blandine P. Martin, éditions Bragelonne-Snark:

Une colonie humaine sur une lointaine planète, des hommes et des femmes choisis sur des facteurs mystérieux, et déracinés parfois contre leur gré d’une terre à l’agonie, un gouvernement mené par une dictatrice au sourire factice, des rebelles prêt à tout pour instaurer une véritable démocratie… Blandine Martin met en place une bonne dystopie et nous offre les bases d’une romance contrariée. J’ai tiqué sur certaines invraisemblances (notamment les aliments consommés sur Gemma, comme le café), mais malgré tout lu d’une traite ce premier tome prometteur.

Et voilà… j’ai surtout lu des thrillers anglo-saxons ces dernières semaines, mais ma liseuse est de nouveau chargée de titres francophones.

Anthologie « Blessures »

« Le 15 décembre 2015 les éditions Flammèche lançaient leur premier appel à texte sur le thème « Rejet et différences » L’objectif ? La création d’une anthologie dont le produit des ventes profiterait au Refuge, une association qui vient en aide aux jeunes LGBT+ rejetés par leur famille. Ainsi, pour chaque exemplaire vendu, l’éditeur s’engage à reverser 1€ à l’association. À cela s’ajoute une participation des auteurs, qui ont tous choisi de reverser librement leurs droits. »

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De cet appel à texte est né une anthologie, « Blessures » où se réunissent les plumes talentueuses de Sorane Begaro, Manon Bousquet, Dana B. Chalys, Samantha Chauderon, Camille Courtain, Ophélie Hervet, Geoffrey Legrand, Betty Piccioli, Karine Rennberg (et la mienne!).

 

 

Hélas, les éditions Flammèche font actuellement face à de nombreux soucis, et se démènent pour continuer leur route. Afin d’estimer au plus juste le tirage nécessaire aux ventes, il a été décidé de transformer les préventes habituelles en souscriptions.

Ces souscriptions se passent par ici. Précommander un ou plusieurs exemplaires vous permettra deux bonnes actions d’un coup: donner un coup de pouce à une jeune maison d’édition qui le mérite bien, et contribuer au travail formidable du Refuge.  Donc, n’hésitez pas!